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Histoire de NotreDame de Bonne Espérance

Résumé du livre "Histoire de Notre Dame de Bonne Espérance à Petite Forêt par un paroissien" fait par Mr Joël MALIAR. Merci à lui !

L’histoire de Notre Dame de Bonne Espérance est liée à celle de Valenciennes qui fut appelée « La ville de la Vierge ». Maître Louis Carton, curé de Petite Forêt au début des années 1900 a rassemblé de nombreux documents relatifs au sanctuaire et au pèlerinage. Ce travail resté à l’état de manuscrit n’a jamais été publié.

 

Après la signature de l’Edit de Nantes s’installe une grande tolérance vis-à-vis des habitants protestants. Les évêques d’Arras et de Cambrai étaient soucieux d’en faire appliquer la réforme. Citons Monseigneur François Van der Burch de Cambrai, fondateur d’un séminaire interdiocésain très attentif à l’enseignement du catéchisme et à la qualité du clergé séculier.

 

Les frères mineurs arrivèrent à Valenciennes en 1215 puis les ordres religieux nouveaux suivis de l’ouverture d’une quarantaine de couvents dans le diocèse de Cambrai.

On assiste à la construction de nombreux édifices religieux. Une place privilégiée doit être faite aux Jésuites. Un collège fut créé à Valenciennes pour parer à l’insuffisance de l’enseignement. La chapelle des Jésuites devint l’église Saint Nicolas. En six ans l’affluence des élèves exigea la présence de vingt quatre religieux. De ce collège sortira la dévotion à Notre Dame de Bonne Espérance.

 

La statue de Notre Dame de Bonne Espérance fut découverte au cœur d’un chêne centenaire à Foy Notre Dame près de Dinant en Belgique en 1609. Le Seigneur de Celle, vigilant, fit placer la statue dans un chêne voisin du premier puis dans la chapelle de son château. Un sanctuaire fut bâti à l’endroit occupé par le premier chêne. L’évêque de Lièges présida la cérémonie de translation de la statue et reconnut un certain nombre de prodiges. De nombreuses statues furent faites et envoyées par les pères jésuites et capucins de Dinant dans les principales villes du monde. L’une des statues fut obtenue par le .P. Bruille Professeur au collège de jésuites de Valenciennes. La petitesse de la statue ne doit en rien diminuer notre confiance, eu égard aux guérisons qui s’y sont faites.

Le R.P. s’étonne alors de l’absence de sanctuaires consacrés à Marie aux environs de Valenciennes. Il incite ses jeunes congrégationnistes d’en établir un qui attirera les foules et fera descendre les faveurs de la Reine du Ciel. Quatorze jeunes gens se concertèrent alors pour réaliser ce vœu. Le 5 août 1625, en la fête de Notre Dame des Neiges, les jeunes décident d’aller fixer une statuette de la Vierge au creux d’un chêne. Ils se dirigent vers la petite forêt de Raismes munis d’une petite statuette moulée, réplique de celle de Notre Dame de Foy. L’endroit était une belle clairière entièrement défrichée à l’exception de deux grands chênes. Les jeunes venaient de fonder un grand pèlerinage.

 

Le nom donné fut celui de Notre Dame de Bonne Espérance. La piété des jeunes avait l’agrément de la Vierge. Ils furent exaucés et obtinrent pour la plupart la vocation sacerdotale. La construction d’une chapelle en planches s’avéra nécessaire pour accueillir les pèlerins, personnes de toute condition, religieux de divers ordres et un grand nombre de séculiers, parfois 3000 pèlerins.

 

En juin 1626, Monseigneur Philippe, Prince d’Arenberg fit poser la première pierre d’une église dont le chœur fut adossé au chêne vénérable. Citons ici l’accident du maître charpentier Jean Quaret qui dans une chute a priori mortelle invoque Notre Dame de Bonne Espérance et se relève sans le moindre mal. L’église resta debout plus d’un siècle. Devant l’affluence des fidèles, le Prince d’Arenberg décida d’adjoindre un monastère où les prêtres se tiendront à demeure. Il céda de nombreuses terres aux religieux pour réaliser ce corps de logis en forme de cloître : le Prieuré. L’ordre des Carmes fut choisi pour assurer la garde de la statue.

Article publié par Anne- Fleur • Publié Lundi 02 septembre 2013 • 3162 visites

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