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Exposition sur Notre Dame de Bonne Espérance

Exposition faite grâce à l'association "Le Populaire" de Aubry et Petite Forêt et de Mme LAMAND. Documents issus de la plaquette : "En l'an 1626, à une lieue de Valenciennes, au coeur de la Petite Forest de Raismes, Bonne Espérance, noviciat de Carmes"

Histoire en deux mots...

 

Il était un chêne au milieu d’une clairière.

 

Des élèves de Valenciennes le choisirent pour abriter la petite statue d’une vierge. Nommée Notre Dame de Bonne Espérance, elle fut de plus en plus vénérée. Il fallut construire une petite chapelle en bois pour la protéger de la foule grandissante.

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Le Prince d’Aremberg fit défricher ce coin de forêt et édifier une église, un noviciat et sept oratoires.

 

 

Histoire de la statue miraculeuse

En 1609, une statue de la Vierge Marie fut trouvée à l’intérieur d’un chêne, à Foy, près de Dinant (Belgique). Elle fut appelée Notre Dame de Foy et déclarée miraculeuse en 1618. Il se passa un fait inouï dans l’histoire. Les restes qui avaient contenu le précieux trésor, et le second chêne sur lequel on avait posé cette vierge furent sciés en morceaux. De nouvelles statues furent faites avec ce bois ; et comme le nombre était insuffisant aux demandes, on se servit de terre, de ciment, de métal, qu’on mélangea avec de la sciure des deux chênes et que l’on moula pour reproduire parfaitement la statue primitive.

 

C’est l’une d’elle qui fut remise au collège de Valenciennes et invoquée sous le titre de Notre Dame de Bonne Espérance.

Quelques écoliers des Jésuites de Valenciennes étant allés le 5 août 1625, en un endroit du bois de Raismes qui avait servi aux prêches des Calvinistes, attachèrent à un chêne cette statue de Notre Dame de Bonne Espérance. Des guérisons eurent lieu. Les pèlerins augmentèrent de jour en jour, aussi le prince d’Aremberg conçut le projet d’élever un sanctuaire qui fut digne d’elle et d’en confier la garde aux Carmes Déchaussés.

Le terrain sur lequel était construit le couvent de Notre Dame de Bonne Espérance est devenu maintenant la ferme maraîchère de Bonne Espérance de M. et Mme Guisgand. La famille occupe les anciennes granges, brasserie, boulangerie de l’époque révolutionnaire.

 

Les murs qui entouraient les jardins des moines sont toujours là ; ce sont des vestiges remarquables qui ont le charme de la campagne d’autrefois, différents selon les saisons. Etonnants, surgissant du passé, ils attirent le regard des passants. Des pierres blanches sculptées ont été sauvegardées ainsi que quelques vestiges des bas-reliefs en grès. Le site, jadis défriché par les moines a gardé son authenticité.

 

En 1700, le prieuré des Carmes occupait une superficie de 100 hectares environs. Une quarantaine de miracles et prodiges (dont la guérison du Prince d’Aremberg) se réalisent par l’intercession de la Vierge Marie invoquée sous le nom de Notre Dame de Bonne Espérance. La folie destructrice des révolutionnaires, en 1794, ne laissa au couvent que quelques pans de murs. La révolutionnaire balaya le pèlerinage et la statuette, emmenée hors de son sanctuaire chez les religieuses de la Providence à Douai jusqu’en 1922.

 

De 1858 à 1893, plusieurs projets de construction d’une église à Petite Forêt n’aboutissent pas ; la paroisse d’Aubry avec son église, desservant à la fois Aubry et Petite Forêt. C’est en 1893, grâce aux efforts et à la persévérance de M. Tison, curé d’Aubry, que l’église de Petite Forêt s’édifie pour être inaugurée et bénie le 29 août 1897, au milieu d’une foule considérable.

 

C’est le 11 mars 1923 qu’est célébré le retour solennel de la statuette à Petite Forêt : cavaliers, vélos fleuris, bannières, guirlandes, maisons décorées… La foule est présente, de toute la région de Valenciennes… Voici qu’après trois siècles, la statue rentre, portée par les descendants de ceux qui l’apportèrent ici.

 

Tous chantent le cantique de reconnaissance à Notre Dame de Bonne Espérance. Tous récitent la prière à Notre Dame de Bonne Espérance (d’après un texte d’un Père de la Compagnie de Jésus composé en 1630 : « O Sainte Marie, ma bonne Dame, Mère de Sainte Espérance… »

 

« Que le pèlerinage reprenne, que Notre Dame servie, bénie et exaltée, répande sur les pèlerins d’aujourd’hui et ceux de demain, ses plus abondantes bénédictions. »

 

De 1923 à 1945

Les archives nous ont laissé des renseignements intéressants sur cette solennité. C’est ainsi qu’en 1903, en 1926, chaque paroisse des environs y prête son concours : Valenciennes, Beuvrages, la Sentinelle, Vicoigne, Wallers, Aremberg, Bellaing, Anzin, la Bleuse Borne, Hérin…

 

De la Libération (1945) à nos jours :

Pendant la dernière guerre, la statue de Notre Dame de Bonne Espérance a été mise en sécurité, en France libre, par les soins d’une famille de Petite Forêt, mais cela n’a pas empêché le déroulement normal de la neuvaine.

Neuvaine qui continue à se dérouler jusqu’en 1963. Après un arrêt d’une dizaine d’années, elle reprend en 1973… Certaines années, elle est animée par des montages audiovisuels sur les apparitions de la Vierge dans le monde, la vie de saints, les voyages du pape Jean Paul II…

 

Les paroisses du secteur de Bonne Espérance (Hérin, Bellaing, OIsy, Raismes-Vicoigne, Aubry, Petite Forêt) participent à la neuvaine de 1984.

 

En 1987, proclamée année mariale par le pape Jean Paul II, le conseil pastoral de secteur décide, à l’unanimité, de placer le secteur des paroisses de Petite Forêt, Aubry, Bellaing, Oisy et Hérin sous le patronage de Notre Dame de Bonne Espérance…

Article publié par Anne- Fleur • Publié Vendredi 06 mai 2016 - 20h01 • 863 visites

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